Le 15/05/2018 : La Libération Finale

par Laurianne Granier

« PARCE QUE LA VIE EST TELLEMENT PLUS BELLE QUAND ON LA REGARDE AVEC LES YEUX DU CŒUR ! »

Avant de commencer votre lecture, veuillez lire la page sur les connaissances indispensables.

 

Je me connecte à l’Être de Lumière que je suis.

Je m’élève dans un tourbillon de lumière et j’arrive à la Source sous son apparence.

Je serre la Source et la Mère Divine dans mes bras pour les saluer.

Puis, je m’assois face à elles deux, les tenant par la main.

Malgré la joie que je ressens d’être à leurs côtés, je ne peux me défaire du malaise qui m’habite et m’amène ici aujourd’hui.

J’observe les pensées qui traversent mon esprit, et je leur dis :

« Comme vous le savez, la semaine qui vient de s’écouler a été très difficile pour moi.

Une grande tristesse et un conflit tumultueux m’ont beaucoup perturbée.

Mais le pire de tout a été l’évolution de ma relation avec Ioan, mon mari.

Je n’arrive pas à me rendre compte si cela vient de mon état d’esprit actuel qui me fait ressentir les choses de manière beaucoup plus accentuée, ou si c’est lui qui empire.

Mais toujours est-il que les choses prennent une tournure que je n’arrive plus à supporter. 

Ioan fait de plus en plus n’importe quoi :

Que ce soit en racontant des choses beaucoup trop personnelles et hors-propos au propriétaire de notre logement, alors que nous le rencontrons pour parler de choses importantes et lui remettre des documents.

Il en est même venu à nous couper la parole au propriétaire et à moi, nous empêchant de parler,

pour nous raconter sa vie.

Ou que ce soit en dépensant notre argent, qui nous fait pourtant défaut,

dans l’achat de choses inutiles.

Il en est même venu à retirer de l’argent de son compte, sans se préoccuper de quelle somme il disposait, se mettant ainsi à découvert et nous obligeant à payer des frais bancaires pour rien. 

Et le pire de tout, c’est que quand je lui dis qu’il doit arrêter d’agir ainsi et qu’il doit réfléchir avant de parler ou de faire les choses, il s’en fiche éperdument.

C’est comme parler à quelqu’un qui n’est pas présent avec moi.

Tout ce que je dis glisse sur lui comme de l’eau.

Quand cela se produit, quand je vois à quel point il est irresponsable et qu’il s’en fiche,

alors que cela me met à chaque fois dans des situations plus compliquées les unes que les autres (sachant qu’il ne cherche jamais à réparer ses erreurs et que donc c’est à moi de le faire),

cela réveille en moi une colère immense. 

Et cette colère me transforme en une personne violente par les mots et par les gestes.

Je me sens exploser et j’ai envie de le blesser.

Mais je sens aussi que cette colère me ronge de l’intérieur et m’anéantit complètement.

Mais lui ne s’en préoccupe pas, et chaque jour, il continue de me compliquer la vie. 

En plus de ça, il a peur du moindre changement et de la moindre responsabilité,

devenant une vraie charge pour moi à chaque fois que je dois prendre une décision pour notre avenir.

Et il est tellement concentré sur ses peurs face aux choses

qu’il ne cherche aucune solution pour m’aider ou pour aller de l’avant.

Finalement, c’est comme si j’avais un enfant à mes côtés et que c’était à moi de tout gérer.

Je ne peux donc compter sur lui pour rien du tout.

Et j’avoue que les changements incessants que vous mettez en place sur ma voie

n’aident vraiment pas à améliorer la situation :

cela le stresse beaucoup à chaque fois. 

Pour finir, il m’a encore exprimé clairement l’autre soir qu’il ne comprenait pas que je passe mon temps à vouloir aller à droite ou à gauche, uniquement sur des indications que j’imagine entendre dans ma tête (les Pyrénées, le Canada, notre lieu de vie actuel, et maintenant le sud), que cela n’aboutissait jamais à rien.

Que « Dieu » de toute façon ne cautionne pas ces choses.

Et qu’à cause de tout ça, je ne fais que les choses à moitié et je n’avance pas dans ma vie !

Il ne croit donc clairement pas en moi et en ce que je lui dis.

Il me dit même qu’il ne comprend pas pourquoi je veux me compliquer autant la vie en prenant la responsabilité de faire des choses qui visent à changer le monde,

au lieu de juste vivre ma vie tranquillement.

Il est aussi vraiment égoïste : il ne fait rien à la maison si je ne lui demande pas, ne se charge de rien, ne s’occupe de rien, ne pense à rien. 

Et à tout ça, s’ajoute l’incompréhension totale et l’inquiétude de ma famille

et de mes amis les moins proches du fait que je ne gagne pas ma vie,

que je « change d’avis » sans arrêt concernant le lieu où vivre et quoi faire de ma vie.

Et, pour être honnête, je n’en peux plus de tout ça !

Cette semaine, j’ai été plusieurs fois à deux doigts de craquer et de tout envoyer promener : mon mariage, vos projets, cette vie soi-disant destinée à de grandes choses, etc.….

Je me dis que je serai bien mieux à faire un travail tranquille (genre professeure), à avoir ma maison avec plein d’animaux, sans mari et sans rien d’autre.

Et encore mieux : faire ça à l’étranger, car la mentalité anti-spiritualité et la fiscalité françaises

sont contraignantes et étriquées.

Toute cette vie est trop éprouvante et compliquée.

Je n’en vois plus l’intérêt ! »

Lorsque j’ai fini, je les regarde.

Leurs regards sont plantés dans le mien et elles scrutent tout en moi, mes émotions, mes pensées, mes ressentis.

Je leur dis :

« Voilà.

J’ai dit tout ce que j’avais sur le cœur.

Et pour être vraiment honnête, je n’ai même pas envie de vous poser de questions à propos de tout ça, car je me sens vraiment désabusée face à toutes ces choses !

Je rêvais tellement d’autre chose !

Je rêvais de rencontrer un homme bon et fort (mentalement), qui me soutienne dans tout ce que je fais, me donne du courage quand je faiblis, m’allège un peu de ce fardeau qu’est la vie humaine avec toutes ses obligations et ses choses à gérer, un homme romantique, doux, avec qui tout semblerait plus facile.

Ioan a de nombreuses qualités, mais il est complètement inadapté face à notre société.

Je sais que vous me l’avez donné pour que j’apprenne à lâcher prise dans ma vie et pour que j’acquière une vraie compréhension et tolérance envers les gens des pays défavorisés.

Mais je n’y arrive plus, je ne sais plus comment faire face à ses facéties et ses extravagances !

Je n’arrive plus à faire l’impasse sur toutes les complications qu’il provoque et surtout, je ne parviens plus à croire qu’il puisse changer un jour.

Et cela remet sincèrement en question notre avenir ensemble,

car je ne me vois pas avoir d’enfants avec un homme comme lui,

au vu de toutes les responsabilités que ça implique. 

Il refuse de faire face à la moindre difficulté, il ne veut se préoccuper de rien

et donc il ne s’occupe de rien, jamais.

Or, avec des enfants, il est impossible d’être ainsi

car il y aura beaucoup de choses à gérer dès leur arrivée.

Je l’aime énormément, mais je ne vois pas d’avenir pour nous pour l’instant. »

Quand j’ai fini de dire cela, j’envoie un sms à Ioan pour savoir si tout va bien.

Il est 8 h et il devrait être arrivé au travail. Il me répond que non.

Je l’appelle et, à cet instant, il me hurle qu’il a dû marcher une demi-heure sur l’autoroute pour rejoindre le point de rendez-vous avec l’équipe avec laquelle il doit travailler, que c’était très dangereux avec les voitures qui roulaient. Finalement, il n’a même pas trouvé ces personnes et n’a aucun numéro pour les joindre.

Il me dit qu’on aurait jamais dû rester la veille chez mes parents (pour fêter l’anniversaire de mon père), car il est impossible d’aller à cette mission sans voiture, qu’il en a marre, qu’il veut rentrer et quitter son agence d’intérimaires dès maintenant (sans attendre notre départ dans un mois). Que même demain, il ne veut pas aller à ce travail en voiture car il n’aime pas conduire sur les autoroutes.

Je lui dis de se calmer, de rester à l’abri sur le bas-côté et que je viens le chercher en voiture pour l’amener à son travail, et que je viendrai le récupérer ce soir.

Mais il ne veut rien entendre et refuse de travailler aujourd’hui.

Il continue de hurler dans le téléphone en m’exposant ses « arguments », disant qu’il s’en fiche et qu’il refuse de risquer sa vie sur ces routes pour quatre cents euros de salaire.

Je renonce à le faire changer d’avis et je lui dis de faire comme il veut.

Je raccroche.

« Vous voyez, c’est de ça dont je vous parlais. »

Leur dis-je à nouveau.

« Il ne prend rien au sérieux, comme si même le travail était optionnel.

Quand son agence d’intérim l’a appelé vendredi pour lui proposer ce travail,

il a accepté, en connaissant tous ces paramètres.

Et là, il change d’avis, perdant encore une journée de salaire,

 alors que je lui propose de l’y emmener moi-même.

Je ne peux pas faire mieux.

En fait, je me rends compte que lui et moi sommes diamétralement opposés

dans notre façon de voir la vie.

Et même si je sais que ma vie doit être faite de difficultés pour m’obliger à me défaire de beaucoup de choses et à m’élever encore d’avantage, là, je n’en peux plus »

À ce moment-là, tout en regardant la Source et la Mère Divine, un déclic se produit en moi.

Je reprends, en les scrutant du regard :

« Mais là, c’est comme si vous me demandiez de renoncer à tout ce qui fait de moi qui je suis,

à la façon dont j’ai toujours mené ma vie,

à mes conceptions même de la sécurité et du bonheur dans la vie !!! 

Les animaux que je cherche à aider ont peur de moi, me faisant douter de mes capacités

et de qui je suis.

En ce moment, je doute même de garder mon chien Elvis et ma chatte Nacha à mes côtés, quand je les vois tellement proches et heureux avec mes parents alors qu’avec moi, ils ont l’air de s’ennuyer (Elvis) ou d’être en colère tout le temps (Nacha). 

J’ai l’impression que ma tête va exploser devant toute cette situation !

Je me sens tellement démunie face à ça !

C’est tellement effrayant de se défaire de tout ce qui m’a toujours portée dans la vie ! 

Et quand je vois à quel point Véronique et Muriel ont l’air heureuses et prêtes à s’accomplir depuis qu’elles ont fini les cours de la première étape du Toucher Akashique avec moi,

je désespère encore plus !

Muriel qui parvient à être dans une bulle de parfait bonheur malgré les aléas du caractère difficile de son mari et qui travaille dur sur les corrections qu’elle fait pour moi !

Et Véronique qui semble si heureuse et de plus en plus confiante, prête à se lancer pour guider les gens et plein de choses encore ! 

À côté d’elles, j’ai tellement l’impression de m’embourber dans ma vie qui ne mène à rien ! »

Toutes les deux ferment les yeux un instant et acquiescent.

La Source me dit :

« C’est en effet dans le but de lever le dernier voile qui occulte tes sens et pour t’ouvrir à une nouvelle réalité, à notre réalité, que nous avons provoqué ce concours de circonstances compliquées et éprouvantes. »

Tandis qu’elle me dit cela, une vision m’apparait.

Je me vois sur Terre, face au monde tel qu’il est, tel que je le connais et le vois chaque jour.

Je vois alors comme une brèche qui fend l’air devant moi et qui ouvre comme un passage qui s’élargit au fur et à mesure.

Et apparaît alors une autre réalité.

C’est le même monde sur Terre, mais la grisaille habituelle a disparu et a laissé place à un monde tellement lumineux, rempli d’Êtres de Lumière qui se meuvent en tous sens, avec des possibilités de tout comprendre, de communiquer avec tous et de se sentir connecté à tous les cœurs.

La Source continue :

« Nous voulons que tu puisses entrer pleinement dans ce nouveau monde qui t’attend.

Mais pour cela, tu dois te défaire de ce qui te retient dans la réalité humaine.

Tu dois te défaire de ta famille, de toutes ces conceptions prédéfinies de ce qu’il faut faire ou pas pour être libre, heureux et accompli, car ce sont les notions d’une réalité basée sur l’ignorance et le sentiment de séparation et de perte.

Tu dois pouvoir embrasser pleinement le nouveau monde qui s’ouvre à toi car c’est ainsi que tu pourras le faire entrevoir aux autres et leur ouvrir ce nouvel horizon.

C’est de cette manière, en incarnant cette lumière et ces nouvelles valeurs, que tu pourras toucher un à un tous ceux qui viendront à toi, et faire ainsi entrer la lumière dans leurs cœurs et dans leurs vies, leur donnant accès à ce monde de lumière, et les transformant à jamais. »

La vision se poursuit. Je me vois enjamber la limite qui sépare le monde des humains du monde de lumière, mais quelque chose retient ma main.

Je vois alors des mains qui appartiennent aux membres de ma famille.

Ils me retiennent de peur que je ne disparaisse loin d’eux.

Puis je parviens à m’en défaire avec tendresse.

J’entre dans le monde de lumière, et j’y prends possession de la lumière véritable qui est la mienne, puis je me retourne vers le monde des humains, grisâtre, sans vie, détruit.

Et là, je prends la main d’une personne.

Je lui souris avec tendresse.

Cette personne a la peau grisâtre, le teint morne, le visage implorant et le cœur plein d’une grande tristesse et d’une grande solitude.

Moi je suis lumineuse, la peau illuminée d’une lumière dorée et chaude, le visage souriant et serein, le cœur plein d’amour.

Je prends sa main entre mes deux mains et mon rayonnement lui est instantanément transmis.

Je sens son cœur qui est touché au plus profond, et je vois son visage qui traduit une surprise immense due à une prise de conscience extraordinaire.

Cette personne est immédiatement libérée et elle comprend.

Mon monde de lumière s’ouvre alors à elle derrière moi et je la guide pour y entrer.

Sa joie est immense et sa vie changée à jamais.

Je dis alors :

« Je comprends tout cela, et ça a l’air merveilleux.

Mais les inquiétudes qui m’habitent concernant mon avenir sont tellement fortes !

Et je sais que, quand ma famille me fait part de ces remarques,

cela renforce d’autant plus mes craintes et mon sentiment d’insécurité.

Alors dites-moi, s’il-vous-plaît, comment faire pour me défaire de ces conceptions humaines

du bonheur, de la sécurité qui passe par la sécurité financière,

du travail et de la vie en général (relation de couple,…) ?

Comment m’en défaire de manière à pouvoir entrer dans ce monde de lumière

que vous m’avez dévoilé aujourd’hui et à l’embrasser pleinement ? »

La Source et la Mère Divine se sourient d’un air espiègle.

Puis elles me tendent toutes les deux la main et me disent de concert :

« Viens avec nous. »

Je prends leur main, chacune d’un côté et nous marchons.

Une lumière aveuglante nous entoure et nous voilà transportées dans un autre lieu, dans un champ fleuri.

J’ai tout d’abord l’impression qu’il s’agit de mes Jardins Célestes et donc je ne comprends pas bien ce que je fais ici.

Je vois alors quelque chose bouger dans l’herbe et je me baisse pour voir ce dont il s’agit.

Un lapin me saute dans les bras. Je suis surprise puis je le câline. Il se laisse faire et se met les quatre pattes en l’air pour que je caresse son petit ventre tout blanc.

Je relève alors la tête et je me rends compte que je ne suis pas dans mes Jardins. Je suis en fait dans une grande clairière bordée de forêt. Cela me rappelle la forêt près de chez moi.

Je vois des points lumineux comme des paillettes qui flottent partout, ici et là, et qui illuminent les lieux.

J’ai l’impression étrange d’être à la fois dans la dimension physique et dans les dimensions supérieures.

Je me relève lentement, après avoir reposé le lapin au sol, et je regarde ce beau spectacle, bouche bée.

C’est tellement beau !

Je ressens que chacun de ces points de lumière est une vie dont le cœur bat.

Une légère brise agite les branches des arbres et c’est alors qu’un murmure parvient à mes oreilles.

Ce sont les arbres qui parlent entre eux. Ils parlent de moi et de ma présence près d’eux.

Ils sont heureux que je sois là et ils observent mes faits et gestes, espérant que je les rejoigne pour leur parler. Ils parlent aussi à tous les animaux qu’ils abritent et qui ont les yeux rivés vers moi également.

Le lapin est resté à mes pieds et m’observe aussi, s’étonnant de mes réactions et de ma surprise face à ce que je vois.

Je me rabaisse vers lui, lui caresse la tête et je lui demande :

« Petit lapin, peux-tu me dire où nous sommes ? »

Il penche la tête d’un drôle d’air, ce qui m’amuse beaucoup, et il me dit :

« Nous sommes dans la forêt d’Arendall’an, bien sûr !

Aujourd’hui est un jour spécial !

Viens, suis-moi ! ».

Je me relève et je suis le petit lapin qui avance en sautillant.

Nous entrons dans la forêt.

Les arbres semblent comme s’écarter sur notre chemin, tandis que je les regarde attentivement. En entendant les murmures et l’excitation générale s’intensifier, je ris doucement.

Puis, en caressant l’écorce des arbres que je croise, je m’adresse à tous :

« Bonjour à tous, moi aussi je suis très heureuse d’être près de vous.

Je vous remercie pour votre accueil si chaleureux.

Je vous aime. »

Je continue d’avancer, à la suite du lapin.

Nous arrivons alors dans une petite clairière circulaire, au centre de laquelle se trouve un cristal géant taillé en pointe. Il est illuminé d’une belle énergie blanche scintillante.

Le lapin me dit :

« Pose tes mains dessus ».

Je m’avance et je m’exécute.

Un rayon de lumière se dégage alors du cristal et vient se poser sur mon front, dessinant un symbole lumineux.

Le rayon continue de briller et le cristal illumine mes mains, tandis que je sens des Mémoires et d’autres clés énergétiques s’activer en moi.

Le même symbole que celui de mon front se dessine aussi sur le dos de mes mains.

La lumière des trois symboles s’intensifie tandis qu’elle continue de pénétrer en moi.

Je me trouve alors transportée dans le temps.

Je suis au même endroit, des millénaires plus tôt. L’endroit est complètement désertique, aucun arbre et aucun animal n’est là. Une grande surface de terre d’un noir charbon, complètement dévastée, fait place à la belle forêt d’où je viens.

Les guerres humaines, les feux, la famine, la maladie ont tout détruit et ont eu raison des derniers survivants, humains, animaux et plantes.

La désolation s’est installée et ne semble plus vouloir en partir.

C’est alors que s’avance vers moi un petit Être de Lumière, haut de quinze centimètres, tout de vert (peau, cheveux, vêtements), émanant une belle énergie lumineuse.

Il me tend quelque chose de ses deux mains. Je suis surprise qu’il puisse interagir avec moi car je pensais être dans une vision du passé.

Je me baisse et je lui tends la main. Il me remet quelque chose qui est d’un doré scintillant et irradiant une forte lumière.

Je l’observe et je comprends qu’il s’agit d’une graine.

Le petit homme me fait signe de la planter. Je fais un petit trou dans la terre, sous les cendres grises qui recouvrent le sol et qui sont les dernières traces de tout ce qui a été ici autrefois. J’y dépose la graine.

Et c’est alors que, comme par enchantement, une pousse se forme grandissant encore et encore et formant un grand arbre.

Puis l’herbe commence à pousser à partir de ce même point, des fleurs éclosent et d’autres arbres grandissent en un clin d’œil. Ainsi se forme la belle forêt que j’ai trouvée aujourd’hui.

C’est un spectacle magnifique !

J’en reste complètement interloquée.

Le petit Être de Lumière est tranquillement accoudé à un champignon, le visage posé sur ses mains, observant ma surprise avec beaucoup d’amusement.

Lui, semble complètement habitué à ça.

« Que vient-il de se passer ?

Comment cela est-il possible ? »

Lui demandai-je.

Il sourit de plus belle, montrant ses dents et me dit :

« C’est ainsi que nous faisons pour redonner vie à un endroit qui a été dévasté ! »

Il s’apprête à me dire autre chose, mais je suis interrompue et je dois arrêter la séance.

Je la reprendrai demain.

C’est justement le moment que choisit mon père pour avoir une discussion à bâtons rompus avec moi.

Je sais que dire les choses en face est une chose difficile pour lui, et je comprends donc que ses inquiétudes sont plus fortes que sa gêne.

Il me dit alors à quel point tout le monde est inquiet de me voir sans travail rémunéré, sans logement qui m’appartienne, sans projets d’avenir concrets, à me serrer la ceinture pour tout, à ne pas cotiser pour ma retraite…

Il continue en soulignant à quel point le temps passe vite et que je dois absolument me ressaisir si je ne veux pas le regretter et passer mes vieux jours dans la difficulté.

Je prends une respiration profonde pour me calmer et prendre mon courage à deux mains.

Je lui réponds que je sais ce que je fais, que même si, actuellement, on s’en sort difficilement, je mise sur le futur avec le travail que j’accomplis présentement.

Je lui explique que je ne rentre pas dans les clous et que, même si ça peut paraître étrange, c’est ce qui me correspond.

Il me rétorque que je suis trop sur mon petit nuage, que la vie réclame d’être conscient des obligations financières que ça entraîne, et que, si on regarde autour de nous, personne ne mène une vie différente et « hors des clous », ce qui montre bien que ça ne marche pas de vivre ainsi.

Je lui dis que c’est mon choix de vie et que je suis suffisamment intelligente pour comprendre les conséquences de ce que je fais.

Il me dit alors que lui et ma mère ont investi beaucoup de temps, d’énergie et d’argent dans mon parcours académique, et que je dois comprendre qu’il ne faut rien refuser à ses enfants. Je dois donc faire de même pour les miens. Et c’est pourquoi, il me faut des revenus et des économies conséquentes pour leur offrir la vie de leurs rêves !

Je lui dis que je comprends, et que c’est ce que j’ai l’intention de faire, mais que ma façon de mener ma vie reste mon choix, et uniquement mon choix.

(à suivre…)

 

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