Le 22/05/2018 : Journal : Le Lâcher Prise

par Laurianne Granier

« PARCE QUE LA VIE EST TELLEMENT PLUS BELLE QUAND ON LA REGARDE AVEC LES YEUX DU CŒUR ! »

Avant de commencer votre lecture, veuillez lire la page sur les connaissances indispensables.

 

Je me lève, épuisée et mal en point. J’ai réussi à dormir cette nuit mais, dès le réveil, les symptômes du coup de froid réapparaissent.

J’allume mon téléphone et je reçois un message du propriétaire de notre logement.

Comme à son habitude, il se montre malpoli et sans la moindre considération, nous pressant d’organiser des visites dans le logement pour trouver un prochain locataire, en vue de notre départ.

Après avoir passé ce long week-end chez mes parents et être tombée malade là-bas, j’espérais rentrer tranquillement chez nous et m’y reposer en paix.

Mais maintenant, cet homme nous oblige à rentrer au plus vite et à être disponibles pour recevoir des inconnus chez nous.

Je me sens très énervée par son message malpoli.

N’étant pas en état de relativiser, je le remets à sa place de manière claire et très ferme, tout en faisant l’effort de rester parfaitement polie. J’ai une très grande envie de dire réellement ce que je pense de ses manières, mais je n’en fais rien.

Il me répond alors très vite, trouvant une excuse à son impolitesse.

Je fais alors l’effort de me concentrer en moi-même et d’exprimer la version la plus élevée de moi-même pour lui répondre à nouveau. Je parviens donc à le considérer comme un enfant qui souffre à l’intérieur et je lui réponds avec considération, de manière à ce qu’il ne se sente pas mal.

 

Puis, avec Ioan, mon mari, nous nous préparons pour rentrer. Je me sens vraiment fatiguée et mal en point. Heureusement que c’est Ioan qui conduit. Mais les choses se compliquent quand Ioan décide d’emprunter les petites routes plutôt que les autoroutes. Alors, on commence à rouler à petite vitesse, s’arrêtant à tous les feux rouges et à ralentir aux embouteillages.

Je me sens de plus en plus mal, avec un grand mal de crâne et un inconfort important dans tout mon corps.

Tout à coup, je ne peux m’empêcher de m’en prendre à Ioan, et lui reproche de nous faire rallonger le temps sur la route, alors que je devrais être au lit, à me reposer.

Bien que j’essaye de me contenir et de lâcher prise sur tout ça, je n’arrive plus à garder mon calme. Je m’énerve alors fortement sur Ioan et je rentre dans une colère noire. Pendant ce temps, il parvient à garder son calme et conduit très bien.

Quand j’arrive à la maison, je m’emporte encore une fois sur lui, lui reprochant de ne pas pouvoir compter sur lui, que je ne sais pas ce que nous faisons ensemble, que nous sommes trop différents, qu’il est trop irresponsable (pour l’argent, pour la maison, pour les animaux), que nous venons de deux mondes différents et que je ne vois pas comment nous pourrions avoir un bel avenir ensemble.

Suite à mes remarques blessantes, Ioan s’en va en claquant la porte sans un mot. Je monte enfin me coucher, épuisée par la maladie et l’énervement.

À peine je m’allonge, que quelque chose se produit en moi, comme cela m’arrive souvent.

Je me retrouve à être à la fois en moi et à l’extérieur de moi, pouvant ainsi observer mes pensées et mes sentiments de l’extérieur.

À ce moment, je me rends compte de la noirceur de cette colère qui m’habite et de son influence sur moi.

Je fonds alors en larmes. Je ne veux pas être cette horrible personne qui critique et se met en colère sur tout et tout le monde, je ne veux plus laisser cette colère prendre le dessus et me transformer en quelque chose que je déteste et qui n’est pas ce que je suis réellement !!!

Lorsque je repense à tout ce qui m’a énervée aujourd’hui, je me dis que ni le propriétaire, ni les difficultés et les complications inattendues de la vie ne méritent que je me prenne autant la tête et que je devienne cette autre version de moi qui me fait me détester !

Car ce que je dois être amenée à réussir, c’est de m’aimer et non pas de me détester !

Comme je l’ai déjà compris de nombreuses fois, je réalise de nouveau que le secret, c’est le lâcher prise.

C’est ce que ma relation avec Ioan est venue m’apprendre dans ma vie : la lâcher prise et la confiance en la vie !

Car peu importe ma conception de la vie, je dois abandonner tout ce que je considère être « normal » et faire confiance à mes Protecteurs pour m’apporter tout ce dont j’ai besoin tout le long de ma vie.

Je dois arrêter de m’accrocher à l’argent, de vouloir être propriétaire, de douter du bien-fondé de ma relation avec Ioan (par peur de ne pas obtenir le bonheur que je recherche à travers la sécurité matérielle et la sécurité d’avoir un mari « à la hauteur » à mes côtés).

Lorsque j’entends Muriel me parler de son mari et de la façon dont il n’a jamais été présent pour elle, toujours à fuir les responsabilités familiales, rendant sa vie difficile ; comment elle a pleuré de si nombreuses fois à cause de lui et a été sur le point de le quitter si souvent, mais n’a jamais pu s’y résoudre, de peur d’être seule ; comment elle a juste renoncé d’essayer de le changer et s’est contentée d’accepter la situation ; quand j’entends cela,

je réalise plusieurs choses :

Tout d’abord que Ioan a de nombreuses et grandes qualités qui en font une personne extraordinaire.

Ensuite, que cette colère sourde qui m’assaille à chaque fois que Ioan me complique la vie n’est en fait pas dirigée vers lui, mais vers moi-même.

En réalité, c’est à moi que j’en veux d’avoir choisi un homme qui ne semble pas me convenir dans ces cas-là et être tellement loin de mon idéal masculin.

Je m’en veux d’avoir tellement manqué de confiance en moi à l’époque de notre rencontre que j’ai persisté avec lui par peur de ne trouver personne d’autre pour remplir ce vide immense que j’avais dans le cœur à l’époque.

Mais il est temps de me pardonner et d’accepter les choses !

Il est temps de voir que l’amour que je lui porte est véridique et qu’il a en lui tout le nécessaire pour me combler.

Malgré ses imperfections, il m’aime profondément et il est prêt à tout pour moi.

Je dois juste accepter ses faiblesses, tout en continuant à le pousser à s’améliorer dans son rôle de mari et de futur père.

Mais je dois faire ça dans l’amour et la gentillesse, sans avoir d’attentes particulières.

Je réalise finalement que je dois être suffisamment forte pour ne pas avoir à compter sur lui, tout en ayant confiance sur le fait qu’il grandira avec le temps pour devenir l’homme dont j’ai besoin à mes côtés.

Je dois être à la fois dans le lâcher prise sur tout, dans l’acceptation complète de qui il est et de ma vie telle qu’elle est, dans la confiance en ce que tout le nécessaire me sera apporté et aussi n’avoir aucune attente envers personne.

De cette manière, je peux avancer dans la vie l’esprit en paix et la joie au cœur, peu importe ce qu’il se passe.

Mais je dois avouer que tout cela est la leçon de vie la plus difficile qui soit à assimiler !

Et je pense que je replongerai encore plusieurs fois dans le doute, avant de réussir à être pleinement heureuse et satisfaite de ma vie.

Je remercie.

 

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